Christian Louboutin Fashion Show 2015

Il est né à Issy les Moulineaux, a vécu une enfance heureuse à Garches. Il insiste : sa mère est anglaise et merveilleuse. Elle a été professeure à l’American School of Paris. Aïe il va falloir RE DERANGER la tige blonde. On attend qu’elle repasse. Elle repasse pas.

N’oublions pas que n’importe quel objet courant peut devenir une arme de défense redoutable. Un simple stylo Bic peut vous énucléer votre agresseur en deux temps, trois mouvements ; un parapluie vous l’empale gentiment. Si vraiment, vous êtes à court d’arguments, vous avez toujours l’opportunité d’utiliser votre bistouri à usage unique.

Et le jour même, s’inscrit à un casting, décroche un job de mannequin, trouve un appartement. Elle y restera un an. J’ai le goût du risque , sourit elle.. Un parti pris à l’image de l’exposition, surprenante et vivante. On aurait pu craindre le contraire. Que faire d’une collection de malles ? C’était compter sans l’imagination du commissaire d’exposition, Olivier Saillard, actuel directeur du musée Galliera.

Bref, ces deux jeunes filles d’aujourd’hui vont partager leur quotidien au cours de ces quelques trois cents pages. Mais surtout, Adèle va trouver l’amour, le grand. Non, elle ne sera pas la conjointe d’un homme « normal ». Vers 22h, des inconnus amenaient les deux chanteuses de Nouvelle Vague choisies pour le show, yeux bandés et mains attachées dans le dos. Mareva Galanter et Liset Alea portaient pour cette introduction de longues tenues noires à l’effigie de squelettes. Les cheveux, mi longs, étaient très noirs et laissaient tomber une large frange sur le regard avant d’entonner Fade to Grey de Visage accompagnées par force de cordes: violon, violoncelle, contrebasse..

C’est aussi une griffe trop jeune pour côtoyer dans les rayons les Christian Dior et autres Yves Saint Laurent. De plus, l’homme se refuse à faire des « vêtements images », ces panoplies qui font crépiter les appareils en bout de podium, et dont les photos s’étalent sans fin dans les magazines de mode, sans jamais voir le jour. « En quittant l’Australie, j’ai continué ce métier, mais à d’autres conditions. ».

A midi, Gilbert rentre. Les pièces accumulées dans son pot de mentos disparaissent sous la veste rembourrée. Il pose sa main droite au sol, la gauche sur le mur et se soulève avec difficulté. C’est aussi pétaradant qu’une mobylette dans la rue! Ces signaux là, ils vous parlent. Ils peuvent vous raconter une histoire, ou être cacophoniques! C’est comme l’écriture de quelqu’un, des fois ça dit quelque chose, et des fois rien. Donc, quand on me montre un travail dit artistique, je me demande toujours: qu’est ce que ça me raconte ça? Et c’est là où on s’aperçoit qu’il y a très peu de gens qui sont vraiment habités, chez qui il se passe vraiment quelque chose.

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