Chaussure Louboutin Femme Paris

Las ! On attendait John Malkovich, et le voici, mais sans sa mallette ! Cette fameuse mallette en croco blanc qui sert de fil rouge à la plupart des articles parus à son sujet ces deux dernières années. Vous aussi vous me parlez de la mallette !, s’étonne l’acteur, ce jour barbu, d’une voix douce parfois jusqu’au flûté. Au Festival de Saint Sébastien, ça a pratiquement été l’émeute : à l’aéroport, où des photographes m’attendaient, je m’apprêtais à la poser quand ils se sont tous mis à hurler : « La mallette !!!! la mallette !!!!! » Elle fait fantasmer tout le monde, on la dit en croco alors que c’est du faux, moi je l’aime beaucoup mais quand même, ça me dépasse.

Karine Arabian dit une phrase qui court dans le métier : La chaussure est un objet très complexe et très technique, dès qu’on bouge un truc, tout se détraque. Habiller le pied : une prise de tête garantie, avec la tierce forme semelle talon en maître du jeu. Elle l’a voulue cependant.

Jean Paul Gaultier lui taille un costume et affirme qu’il l’adore. Louboutin fournit les chaussures. Pierre et Gilles la prennent en photo. Les inquiétudes qui le taraudent concernent plutôt la sécurité informatique de la robotique. Si des pirates réussissent à prendre le contrôle de robots, ça va vraiment poser problème. Aujourd’hui, le plupart des robots ne sont pas connectés, il faut les pirater physiquement.

Eva Ionesco, une blondeur et des rondeurs de l’enfance, des yeux au chromatisme incertain gris, vert, bleu, doré, ou tout à la fois ? , le regard triste, le sourire gai, et inversement, un accent personnel dans une voix plutôt haut perchée, une jolie robe neuve Vivienne Westwood en rayonne rayée bleue et blanche et de ravissantes sandales Christian Louboutin se vêtir, c’est sérieux , oscillesans tomber, comme sur la pointe d’une vague peinte par Hokusai. Est elle joyeuse ou terrible, cette enfance qui est la sienneet qu’elle narre dans Je ne suis pas une princesse, premier film dont elle vient de terminer le tournage ? Elle connaît la réponse pour l’avoir éprouvée physiquement, et être passée par différentes phases d’autodestruction. Mais elle n’est pas certaine d’avoir le droit de l’énoncer : S’il y a une guerre dans votre quartier, c’est tout le quartier qui est mobilisé.

Ce qui m’a plu dans le film d’Aaron Sorkin (Le réalisateur du Grand Jeu, dramaturge américain culte, NDLR), c’est la précision et la nervosité des dialogues, la richesse psychologique des personnages, qui en font des êtres complexes et incarnés qui se débattent sous nos yeux, doutent, souffrent, se construisent. La deuxième chose capitale pour moi est que le cinéma de Sorkin est un cinéma engagé. Je ne pourrais pas jouer de gentilles « housewives » qui attendent sagement leur mari à la maison.

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